Falaise

Histoire

Histoire de l'Ardèche

Les Ligures

Les Ligures sont un peuple mystérieux. Peuple autochtone d'agriculteurs du bassin méditéranéen, installés au S-E du Rhône, peut être était ils de langue et de culture ibérique ( S-O du Rhône ). C'est l'Age de Bronze

Les Celtes, les Gaulois

Les Celtes étaient une communauté de langue et de culture très ouverte, et non pas une communauté ethnique.
Différentes peuplades celtes à la culture mégalithique sont venues de l'Est de l'Europe ( Indo-Européens ).
Les Gaulois sont ceux qui nous interresse ici. C'est la période de l'Age de Fer.

celtes


De par ces affinités ethniques et culturelles et son ouverture à la civilisation Grecque periphérique du midi de la Gaule, le peuple Helvien appartient à la communauté des peuples Celto-Ligure.


le dieu Cernunos


Photo provenant du site :
http://jfbradu.free.fr/celtes/index-celtes.htm


La Tène et l'expansion celtique :

500 : La tène I : premières invasions celtiques en Gaule et dans le Nord de l'Italie.
450 : Migrations celtiques en Grande Bretagne.
400 : Les Celtes devant Marseille. Ils sont chassés des massifs du Harz.
396 : Seconde vague d'invasions celtiques dans la plaine du Pô. Les Gaulois s'emparent de Milan.
387 : Siège du Capitole. Incendie et prise de Rome.
350 : Les Gaulois s'emparent de Bologne.
335 : Les Celtes des Balkans envoient une ambassade à Alexandre. Premières monnaies gauloises.
300 : La Tène II : Conquète de la Gaule méridionale par les Celtes.
279 : Brennus occupe et pille la ville de Delphes.
250 : Apparition des Belges dans le Nord de la Gaule.
225 : Défaite des Celtes en Italie du Nord.
181 - 144 : guerres celtibères
125 - 118 : Les Romains pénètrent en Cisalpine. Défaite des Allobroges (122) et des Arvernes (121).
120 : Conquête et reddition de la Gaule du Sud. Création de la Narbonnaise, province romaine .


Les oppidas

Les oppida, cités fortifiées construites sur des plateaux rocheux ou en plaine, étaient les centres de la vie économique, administrative et religieuse. La fortification qui entourait ce type de cité, le murus gallicus, était admiré par Jules César, qui reconnaissait l'excellence technique de cette construction.


Les Gaulois

vaisselle gauloise

Souvent considérés comme des peuples rustres et barbares, ils étaient à la pointe de la technologie dans différents domaines, comme l'agriculture, la métallurgie, le charronnage, l'émaillage.

Si nous ne possédons que peu de textes en langue gauloise, ce n'est nullement par manque de maîtrise de l'écriture ( ils possédaient la connaissance du Grec ), mais pour des raisons culturelles et religieuses.

Les druides étaient des savants qui possédaient des connaissances importantes en astronomie.

La découverte du calendrier de Coligny (Ain) prouvent leurs capacités à calculer les cycles lunaires, sur lesquels était fondé leur calendrier.

Les Gaulois pratiquaient les ARTS. De l'ornementation et de la statuaire.


Une industrie de qualité : Photo provenant du site : http://jfbradu.free.fr/celtes/index-celtes.htm


AGRICULTURE :

- Amendement des sols à la chaux.
- La charrue qui creuse et retourne.
- La moissonneuse, la herse - le tonneau.
- Les récoltes étaient abondantes : céréales - vigne -( époque pluvieuse )


ARTISANS :

habiles ( divinité LUG qui donna Lugdunum = Lyon )
Filature et tissage de laine, lin, chanvre teintes de couleurs vives.


RELiGION des Gaulois :

Le GUI ,symbole de l'esprit jaillissant de la matière, de l'immortalité de l'âme.
Ils n'élevaient pas de Temple faisant de la Nature celui-ci.
Divinités de la création : maternité, eau, soleil invincible
Culte SOLAIRE ( BÉLÉNUS ): hommages, offrandes, sacrifices
Statue sculptée de le Déesse à 1 tête et 3 visages


Les Grecs

halage

À partir de Massalia qu'ils créerent vers - 600, ils relièrent les Cévénnes et le Velay.

Ils créèrent des comptoirs sur le Rhône.

Ils naviguèrent sur l'Ardèche et tracèrent des drailles par Gras, le Col de la Fare jusqu'à St Maurice d'Ibie.

Ils élevèrent des temples à Hermès, Mercure ...


Période gallo-romaine
L'HELVIE

le Vivarais fut très tôt province Romaine de la Gaule.
Jules César, et ses armées, aurait percé la Gaule par la vallée de l'Ardèche et le plateau Ardéchois.
L'Helvie jusqu'alors cliente (vassale) des Arvernes devient province romaine grâce à une politique rusée :
Révoltes sévèrement punies, maintient de l'aristocratie et de ses privilèges.
Cabur "bon citoyen" obtient en - 83 la citoyenneté romaine.

La Pax Romana :

C'est sous Auguste ( Octave ) que s'est développée la civilisation gallo-romaine.
ALBA, Cité administrative, possédait un Sénat municipal, une monnaie, des Collèges professionnels, un Théatre, un Forum, un Cirque, des Bains ...

Religion : Temples de Jupiter, Mars, Mercure, Culte de MITRA. ( bas-relief de Bourg St Andéol )

DES ROUTES furent construites, le tracé Antonin Le Pieux reliait Nimes - Uzès - Barjac - Alba - Lyon.
La voie enjambait l'Ardèche au Gué Chauvieux près de Vallon Pt d'Arc.
Des bornes milliaires sont encore visibles aujourd'hui souvent surmontées d'une croix.

ECONOMIE : Les Romains exploitèrent les mines de plomb argentifère de Largentière et de Flaviac,
les carrières de pierre, les eaux minérales de Vals et St Laurent les Bains.
L'agriculture prospère : fruits, céréales, ils implantèrent le premier cépage viticole : le Carbunica.
Les Nautes remplacent les Grecs sur les fleuves et les rivières.
Ils bénéficiaient de places réservées dans l'amphithéatre de Nimes.

La splendeur Romaine se maintiendra jusque vers + 300, marquant fortement notre région.


le Moyen âge :
Sous les MÉROVINGIENS ( Clovis )

Le Vivarais devient " Terre du St Empire Romain Germanique ".
En butte aux Invasions Barbares et Arabes, les sites de hauteur sont fortifiés. ALBA pillée et détruite.
Viviers ( Vivarium ), cité forte devient le siège Épiscopal d'où l'Eglise règnera ( presque sans partage ) durant plus de mille ans, de riches aristocrates lui ayant fait dons de terres lors des Invasions d'abord, puis lors de la Grande Peur de l'An Mil ensuite.
Dès le VIII°siècle, elle possède 64 gd domaines, 790 fermes, d'immenses terres et forêts, des milliers " d'esclaves " et de fabuleux revenus qui lui permettent d'être la première puissance économique et militaire du Vivarais.
De cette époque datent les premières chapelles, les premiers couvents.
La Chapelle de Sauveplantade (Rochecolombe) date du VII°s. Elle possède une borne milliaire qui supporte le bénitier à côté duquel se trouve un antique autel dédié à Jupiter.
c'est ce qu'on appelle la " continuité des lieux de culte "


Sous les CAROLINGIENS ( Charles Martel - Pépin Le Bref - Charlemagne )

les envahisseurs sont définitivement repoussés. " Charles Martel aurait nommé un de ses commandants d'armée, Wilhem ( Guillaume ) d'Hastafracta, Seigneur de la citadelle de Balazuc et des terres allant de Largentière à Bourg St Andéol ainsi que des régions situées de chaque côté de la rivière jusqu'au Rhône avec mission de pacifier le pays, d'en garder les voix d'accès et les gués par la construction de castrum ( forts )." Tout cela au nom de la Couronne de France."
Sous Charlemagne la foi catholique fut largement diffusée et le pays organisé.

La seigneurie de Balazuc dont dépendaient les Gorges de l'Ardèche n'était donc pas vassale des Evèques de Viviers mais des Comtes de Toulouse et d'Aquitaine.


Sous LES CAPÉTIENS : ( Hugues Capet - Philippe Auguste - St Louis - Philippe le Bel )

C'est à partir du XI°s. que nous trouvons des traces écrites permettant de suivre l'histoire. C'est le début de la féodalité.

La paix retrouvée permet l' expansion démographique. Des villes naissent. Des châteaux sont construits. Des églises et chapelles construites ou remaniées.
Notons le siège épiscopal fortifié de Viviers et sa tour romane( X - XII°s.)

Dès cette époque les villes s'émancipent. Elles seront plus tard dotées de Chartes par les seigneurs de Coucouron, les Montlaur, ce qui permettra une vie sociale et économique d'artisans, de commerçants, d'agriculteurs.

La foire de Beaucaire, inaugurée en 1219 par les Comtes de Toulouse, fera de cette ville jusqu'auXX°s. un lieu d'échanges commerciaux important et réputé dans tout le Midi de la France. La foire d'Aubenas sera inaugurée en 1319.


LA SEIGNEURIE DE BALAZUC :

En 1060, apparait Pons de Balazuc, proche des Comtes de Toulouse.
Il participera et sera tué à la première croisade dont il relatera les faits en 1095 dans son " Historia Francorum qui Ceperunt Jérusalem ".

Ils étaient suzerains d'un domaine vaste, ils y construisirent, réparèrent chateaux et églises.
Il y rendaient la Justice Royale et surveillaient routes et gués :
- Co-seigueurs de Largentière où ils possédaient le Domaine et Château du Bos
- Le Château de la Fère ( Dona Vierna ) et l'hôpital de la Madeleine.
- Le Château de St Paulet de Caisson, celui de Bours-Larnas.
- La résidence de St Remèze et le Chateau d'Aiguèze. Le Chateau de Gras
- Le Château de Sampzon, de Lanas, de Labeaume ...
- Le Château de Baladun de St Just et l'Ile de Formigière sur le Rhône.
- le Château de Formigière.
Ce domaine s'étendait de Largentière à Pont St Esprit sur une bonne largeur des 2 côté de la rivière.

Ce sont eux qui, par leurs dons aux communes et aux habitants, constituèrent presque tout le territoire actuel de St Marcel d'Ardèche et de Bourg St Andéol. Ces dons étaient accompagnés de franchises et privilèges pour la population, à savoir le droit d'y ramasser du bois, d'y faire paître les troupeaux ....et ce de façon testamentaire.
Ils installèrent sur leur Domaine de Bourg St Andéol les Chevaliers Hospitaliers de St Jean d'Artignan.
Pourquoi ces donations et ventes à prix modiques ?
D'abord parce que leur service et leur fidélité au Roi coûtèrent fort cher lors des guerres et croisades.
Ensuite parce qu'étant au service de Dieu ils préféraient doter leurs fidèles sujets plutôt que des Évêques de Viviers à la cupidité et la rapacité toujours croissante.
À noter qu'ils participèrent à la construction du pont sur le Rhône à Pont St Esprit qui débuta le 12 Septembre 1265.
Construction qui dura près d'un demi-siècle et qui fut motivée par le fait que la navigation au Port de St Saturnin y était extrèmement dangereuse à cause de violents remous.

Dame Vierne de Balazuc et les Gorges de l'Ardèche
Dame Vierne I , veuve de Guillaume de Balazuc, assure la descendance de la lignée des Balazuc en mariant sa petite fille Vierne II avec le Seigneur de Montdragon( 1215 ).
Les Seigneurs de Balazuc partirent s'installer jusqu'en 1255 au chateau de Gras.
Dame Vierne I fut inhumée dans la chapelle des Frères Hospitaliers de St Jean d'Artignan ( 1221 ).
Ce sont elles qui décidèrent de cette politique de donations.
Leur générosité et leur piété leur valut de rester à jamis dans la mémoire des hommes de ce pays chez qui elles inspirèrent respect et reconnaissance. Les poêtes et les troubadours chantèrent longtemps leurs louanges.


LES COMTES DE TOULOUSE

Les Comtes de Toulouse, d'Aquitaine et Marquis de Provence étaient suzerains, au nom de la couronne de France, de tout le Sud de la France. Leur influence y avait été grandissante au fil des siècles.
Fidèles serviteurs du Roi et de l'Église, ils participèrent à toutes les Croisades avec leurs vassaux et amis les Seigneurs de Balazuc. Mais ils se trouvèrent au début du XIII°s. en conflit avec les Évèques de Viviers. L'enjeu en était les mines de Largentière.
La Croisade des Albigeois verra la chute de la Maison des Toulouse.
Philippe le Bel en profite pour soustraire le Vivarais à l'Église et le rattacher à la Couronne de France.
L'Église conservant toutefois l'autonomie administrative ( 1308 ). La Justice Royale s'installe à Villeneuve de Berg en 1284.
Notons dès le XII°s. l'implantation sur la Montagne Ardéchoise des Cisterciens de l'Abbaye de Mazan, des Chartreux de Bonnefoi, indépendants des Évèques de Viviers.
Notons aussi que les Chevaliers du Temple et les Chevaliers de St Jean de Jérusalem ( ordre de Malte ) ont crée des commanderie ( Berrias ).Vestiges de la léproserie de la Madeleine dans les Gorges de l'Ardèche.


LA RENAISSANCE

Nous passerons sur les Guerres de Religion qui enflammèrent tout le Vivarais et qui se poursuivirent jusqu' à l'Édit de Tolérance de 1787.
Le passé des Huguenots est familié des Ardéchois. Privas fût une place forte huguenote.
Notons toutefois que Louis XIII, Richelieu et Montmorrency avec quelques 20 000 hommes, décidés d'extirper la force huguenode, encerclèrent et firent le siège de Privas qui tomba le 28 Mai 1629.
Elle fut pillée et détruite. La répression ( le chatiment ) fut impitoyable et les derniers bastions tel Vallon se rendirent sans combattre. Dans la foulée toutes fortifications prises par les protestants furent détruites.
La Renaissance, malgrès la répression religieuse, connut de gd hommes ( Léonard de Vinci, Michel-Ange, Rabelais ...) et une évolution du savoir et des connaissances qui permirent d'élever le niveau de vie du petit peuple, des paysans ... ( Henri IV et la poule au pot ).


OLIVIER DE SERRE :

L'Edit de Nantes sous Henri IV ( 1598 ) permit à une paix relative et au développement de s'installer jusqu'à sa Révocation en 1685.
C'est à la fin du XVI °- début du XVII°s. qu' un Ardéchois, Olivier de Serre, ( 1539 - 1619 ) homme de savoir et de savoir faire, fit évoluer l'agriculture et en devint l'un des Pères. Son Domaine du Pradel devint un laboratoire rural d'importance nationale tant par sa gestion que par les nouveautés introduites qui permirent de faire reculer la misère en France.
Il fut le Maitre de la sériculture en France. Il en maitrisait toute la technique.
Il expérimenta et développa la pomme de terre, le potager,la basse-cour, le drainage, l'hygiène ...,
Il inventa de nouveaux outils mieux adaptés et démontra les avantages et profits de techniques peu ou mal connues ainsi que les bienfaits d'un domaine correctement tenu et exploité.
En 1600, sur la demande de Henri IV, il écrira son grand Traité : " Théatre d'Agriculture et Mesnage des Champs " qui lancera l'agriculture moderne en France.
Olivier de Serre, agronome et père de l'agriculture française, fut un précurseur en matière d'agriculture raisonnée.


L'époque moderne : XVII°-XVIII°s.

Période d'essor économique, commercial, culturel et démographique.

L'agriculture :

Elevage des vaches, chêvres, moutons et animaux de basse-cour. Abeilles. Culture des céréales, des fruits et légumes, des fleurs séchées, médicinales, de la vigne et de l'olivier ...


L'habitat :

mas

L'eau est la condition sine qua non de l'implantation de l'Habitat rural.

Si la Montagne et la Cévenne n'ont pas ce type de problème, l'irrigation peut doubler les rendements. Les Anciens construisirent donc des béalières pour détourner les cours d'eau. L'eau des rivières servit aussi à faire tourner les moulins.

En Ardèche méridionale, pays calcaire et karstique, l'eau par contre est vitale à la survie.
Ici, c'est la Provence, le Pays de Manon. Alors on cherche l'eau des grottes, on aménage des bassins, des réserves et on se prépare à la sècheresse estivale.

Les pentes cévenoles abritent alors une population importante.

- La maison de la Montagne : massive et trapue, en granit avec son toit de chaume, de genêts ou de lauze sous lequel est regroupé l'habitation, l'étable et la grange avec sa fenière sous le toit qui descend presque jusqu'au sol.
Sa construction est conditionnée par le climat rude aux hivers rigoureux.

- La maison Cévenole : construite en shiste sur les pentes, à plusieurs niveaux, sa face principale orientéee E - SE, elle s'accompagne de clèdes ( batiment pour le séchage et le stockage des châtaignes.
Cet habitât est souvent réuni en hameaux isolés et perdu sur en Cévennes.

- La maison Méridionale : grande bâtisse à plusieurs étages ( dont la magnanerie et le pigeonnier ) avec des dépendances.
Construite en grès ou en calcaire sur des voûtes débordant amplement les caves et l'étable et supportant une terrasse couverte à arcades ( le courradou ) servant autant à prendre le frais qu'à de menus travaux.
Habitât souvent fermé de murs, avec porche d'entrée donnant sur une cour et situé non loin du puits.


Les terrasses, accols ou faïsses :

Ce sont les aménagements volontaires de la pente en une série de paliers qui permirent de cultiver des lieux autrefois difficilement cultivables.
L'accès aux terrasses se faisait par des chemins ou des escaliers, Le transport à " bât " ( dos d'ânes ou de mulets ) ou à dos d'hommes avec une hôte appelée " besse ".
Un proverbe du pays dit : " per lou païs plat lou bât, per lou païs d'accols lou saccol "?


Le Ver à Soie :

Une petite bête de grande valeur qui permit par un travail familial d'améliorer les conditions de vie.
Olivier de Serre introduisit et développa la sériculture, faisant de l'Ardèche le premier département en la matière.
Il faut dire qu'élever des Bombix et en tirer de la soie peut s'avérer ardu si l'on connait mal la marche à suivre ou si l'on n'en respecte pas les impératifs. C'est que le petit animal est délicat.
Les soieries Lyonnaises venaient se fournir en Vivarais, faisant directement ou indirectement travailler toute la population.
Des magnaneries furent construites dans tous les Mas.
Depuis cette époque le Murier fait partie intégrante du paysage végétal.
En 1845 la "pébrine" maladie du ver amorça le déclin des soieries françaises.
Il nous resta longtemps encore les filatures et moulinages près des rivières.


Le Châtaigner ou l'arbre à pain :

A l'état sauvage depuis le Tertiaire ( empreintes lacustres fossiles ). Il disparait durant les Glaciations pour réapparaitre au néolithique.
Ce sont les Romains qui auraient amenés les techniques ( la greffe ) et la connaissance nécessaires à sa culture.
La Sardonne est l'espèce qui fit connaitre la Vivarais à la Cour du Roi à la Renaissance.
Les marrons glacés du Vivarais ont consacré le châtaigner.
Au XIX°s. la superficie de la châtaigneraie atteint 60 000 ha.
Son fruit, nourrissant et diététique, nourrit des générations d'ardèchois.
Son bois servit à la construction d'énormes charpentes de fermes et de châteaux.
L'extrait de tanin de châtaigner permit une préparation et un tannage des cuirs et peaux beaucoup plus rapides, ce qui lui conféra une grande valeur marchande.
Puis il attrapa la maladie de l'encre au XIX°s.
Ce fut son déclin irrémédiable même si on peut encore aujourd'hui le voir sur les pentes cévenoles.
L'importance du châtaigner en Ardèche était telle


Les Chèvres :

Un emblème local. Encore le pays de Manon, des chêvres il y en avait partout. Elles faisaient partie du paysage et entretenaient la garrigue. Le Picodon est toujours réputé.


Les Muletiers :

L'essentiel du transport passait par cette corporation très ancienne. Ils connaissaient tous les chemins, toutes les drailles du Rhône jusqu'au Puy en Velay, Lyon et Montpellier.
Leurs mules savaient retrouver les relais et auberges même dans la "burle" ou le brouillard.
A cette époque les routes de plaine pour véhicules à roues n'existaient pas, ce qui nous permet aujourd'hui d'emprunter à pied ou en VTT ces chemins ancestraux.


Les carrières de pierre :

Réputée depuis longtemps, le pierre faisait partie de l'économie locale. De nombreuses carrières s'ouvrirent permettant l'embauche d'une main d'oeuvre nombreuse.
Cette pierre fut exportée au XIX° siècle dans les départements voisins et au delà où elle servit à l'édification de nombreux batiments publics ( théatre, mairie, école ... ) ainsi qu'à la contruction de ponts en pierre, d'écluses sur le canall du Rhône ...


Quelques personnalités :

Olivier de Serre, agronome et père de l'agriculture française, fut un précurseur en matière d'agriculture raisonnée.
Marc Segin : Il invente les ponts suspendus en "fil de fer" ( 1825 ) et améliore les machines à vapeur.
les frères Montgolfier : Annonay 1783. Envol de la première Montgolfière.

François, Joachim de Pierre de Bernis 1715 - 1794
Noble désargenté de St Marcel d'Ardèche, Étudie au Collège Louis le Gd à Paris puis entre au Séminaire.
Conteur et poête de talent, protégé de Mme de Pompadour il entre à l'accadémie Française en 1744
Ambassadeur de Venise et ami de Casanova. Ministre d'état puis ministre des Affaires Etrangères
Cardinal puis Archevêque d'Albi. Disgracié, il finit sa vie noble et désargenté.

Le Compte Boissy-d'Anglas. De la montagne ardéchoise. Pair de France - Député - Sénateur - Pd de la Convention