Falaise

la navigation : historique

Origines de la navigation

Archéologie

Les matériaux pouvant servir à la construction d'embarcations étant rapidement périssables,
les premières traces d'usage fluvial remonte au MÉSOLITHIQUE et sont liées à des activités halieutiques.

en Europe W ce sont 7 à 8 000 avjc des pagaies et des pirogues :
Sur la Seine : entre 6 et 7 000 avjc les archéologues ont découvert, envasées, des pirogues monoxyles.

Lors du NÉOLITHIQUE se sont développés les échanges et les déplacements ont augmenté et donc aussi, la navigation à usage local.

ensuite l'AGE DE BRONZE avec le commerce de l'étain et du cuivre voit l'ouverture des grandes voies de communications internationales. Voies maritimes, terrestres et fluviales.

Les gaulois allaient chercher l'étain en GB puis l'acheminaient par monts et vaux vers la Méditerranée où ils commerçaient avec les navigateurs grecs, carthaginois, étrusques, phéniciens. Le commerce du sel aussi était important. Les gués et bacs aménagés.

Le récit vers le milieu du IVe s. avjc, des voyages de Pythéas de Marseille découvrant l'Islande et la Baltique montre cet hardi navigateur, géographe exact, astronome et habile naturaliste qui partit du port de Marseille et constatait par lui-même, que la zone habitée d'Europe de l'W s'étendait au nord jusqu'aux pays situés au 67e degré de latitude.
Ce que personne ne voulut croire. D'où (peut-être) l'expression : " ... dis tu exagères. Tu ne serais pas de Marseille toi ?


Techniques de Construction

bateau


le flotteur :

Pièces de bois, outre gonflée, poterie, quelquefois assemblées,
il permet de traverser des charges légères + ou - immergées.


le radeau :

- Le radeau flottant ( trains de billes de bois )
- Le radeau flottant assemblé. Soit des poutres ( 2 ou 3 ) équarries et assemblées longitudinalement tel le catimaron des pêcheurs de la côte de Coromandel en Inde.
- Le radeau construit en plate-forme.


navigation

pirogue monoxyle :

Elle se caractérise par la diminution du volume d'un tronc par brûlage préparatoire et creusage par enlèvement des copeaux.

Elle possède les pointes relevées et ses formes sont tout en arrondies.

Ces coques sont creusées dans un tronc de pin d'abord, de chêne ensuite

Longues de 4 à 15 m., larges de 50 cm à 1,20m, H.de 30 à 60 cm; l'épaisseur varie de 2 à 5 cm.
Des réserves transversales d'épaisseur + ou - importantes à l'intérieur de la coque en sont les seuls aménagements. Ces nervures permettent le renforcement des levées au niveau des pointes car ces coques sont fragile au niveau du fond et des fentes y apparaissent souvent.

À partir de l'âge de fer, les outils telles haches et herminettes apportent des modifications dans les méthodes d'évidemment, notamment la disparition du brûlage. Les formes de coque deviennent plus anguleuses.

Grâce à leur légèreté et leur faible tirant d'eau, ces embarcations permettent de naviguer sur des secteurs fluviaux considéré comme difficilement navigable. Elles peuvent servir pour la pèche ou le transport à usage local. C'est une prise de possession technique et économique du milieu fluvial.

Le volume de perte en bois de ce type de technique est important ( 80 à 90 % quelquefois ).

La technique constructive du bois scié ou fendu sera bien plus avantageuse. L'apparition de tarières ouvre la voie à l'assemblage par chevillage de pièces rapportés.


Les TECHNIQUES MIXTE SOUSTACTIVE - CONSTRUCTIVE apparaissent.
Elles se caractérisent par des AMENAGEMENTS INTERNES désormais permis :

Les nervures notamment. Près de l'arrière une nervure munie d'une gorge dans laquelle vient s'insérer un tableau rapporté qui permet de fermer la coque.
On voit donc apparaître des embarcation à l'arrière coupé et à l'avant effilé.

- Les cloisons : tableaux rapportés dont la H. peut atteindre les 2/3 de la H. intérieure. Pour rigidifier la coque et aménager des viviers.

- Les réparations se font avec des planchettes selon la technique du "pâlatrage". (pétassage)

- Renforts transversaux : Pour rigidifier la coque et limiter les fissures du fond. Assimilables à des membrures , ils sont assemblées par cloutage et chevillage.

La forme des sections transversales marque morphologiquement l'évolution des embarcations.
- Fonds et flancs courbes de l'âge de pierre.
- Fonds plats et flancs courbes de l'âge du bronze.
- Fonds plats et flancs droits, + ou - ouverts. avec un bouchain vif de l'âge de fer.

L'étude des découvertes archéologiques montrent que la pirogue monoxyle a eu une très longue existence.
Véritable Jeep des rivières, kayak pour l'eau vive, pour des utilisations locales diverses et variées.


LES TECHNIQUES MIXTE SOUSTACTIVE - CONSTRUCTIVE amènent aussi à des :

structures type Pyrogues Monoxyle - Assemblées

qui par l'éclatement de la structure monoxyle permettent de s'affranchir des impératifs de dimensions liés à la taille des arbres et donc d'augmenter la capacité de charge de l'embarcation.

De nouvelles formes apparaissent : bi-pointus, triangle, octogone, hexagone.
On obtient des embarcations plus large, plus longues en alignant et assemblant bout à bout plusieurs éléments monoxyles.

Cette différence structurelle fondamentale demande des techniques indispensables à la cohésion de l'ensemble de la coque et à sont étanchéité.
- Les pièces de charpentes( membrures - virures - bordage ) ne sont plus des renforts mais deviennent constitutif de l'ensemble architectural.
- Le cloutage et le chevillage se généralisent.
- le calfatage des joints entre les éléments rapportés est obligatoire.
Tissu enduits de brai ou mousse de buis maintenus par des baguettes. ou des planchettes.
- Une emplanture de mât est désormais aménagée dans une membrure( halage ).

Les bacs du type Abbeville ( Somme ) L : 12m. / l : 3 ou 4 m.
L'épave de Zwammerdam ( II-IIIs avjc. ) L : 34m / l : 4 m. Fort belle embarcation pour l'époque.
Épaves gallo-romaine de Lyon. Epaves médiévales de la Saône.


Les AMÉNAGEMENTS par assemblage mène à l'ASSEMBLAGE pur et à la

TECHNIQUE CONSTRUCTIVE

qui permet des EMBARCATIONS ASSEMBLÉES basée sur le principe d'une charpente interne sur laquelle est fixée un revêtement extérieur.
Sur cette technique sont construits tous les bateaux à charpente axiale ( quille ou sole ) ou à charpente transversales ( membrures ) tel le barquet des bateliers de l'Ardèche. Les coques sont constituées de pièces débitées ( sciées ou fendues ) assemblées entre elles.

Cette technique de construction conduit à une multiplication et une diversification des structures, des formes, des tailles et des fonctions des embarcations.


Histoire de la Batellerie

Dès la fondation de Marseille les navigateurs " Grecs " remontent les fleuves jusqu'aux confluents des rivières et y créent des entrepôts commerciaux à partir desquels, sur des barques à fonds plats, ils remontent les rivières et entrent en contact avec le coeur de la Gaule. Les échanges commerciaux sont importants.
En Ardèche Bergoïate ( Bourg st Andéol ), Legernate ( St Just.

halage

Durant la période GALLO-ROMAINE la corporation des Nautes apparaît et les nautes de l'Ardèche et de l'Ouvèze possédaient des places réservées dans l'amphithéâtre de Nîmes comme le laisse à penser une inscription gravée sur 3 pierres de la corniche du podium des arènes de Nîmes.

Les Utriculaires utilisent des radeaux bordés d'outres en peau de phoques gonflées d'air. Ils sont nombreux surtout entre Arles et la mer. Ils transportent sur les étangs les marchandises venues de la mer ou y allant.

Par la suite les bateliers furent de petits agriculteurs transportant des marchandises sur les rivières.
Ils étaient aussi pêcheurs puis commencèrent à transporter de nobles voyageurs en excursions.


bateliers


Aujourd'hui vous pouvez encore rencontrer des bateliers dans plusieurs régions de France
et je vous propose de suivre le lien pour rencontrer

la Confrérie des Bateliers de l'Ardèche


SOURCES documentaires : pour en savoir plus lisez les excellents ouvrages :

" des bateaux et des fleuves " archéologie de la batellerie du néolithique au temps modernes en France.
Eric RIETH - Collection des Hespérides - Editions ERRANCE -

Philippe BONNIN :
" découverte de 2 pirogues monoxyles mésolithiques entre Corbeil-Essonnes et Melun "
" Archéologie de la Hte Seine et de ses affluents. "